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Marginalisé : Réflexions sur l’isolement du Canada dans les relations internationales

Image credit: Office of the Prime Minister

Par Jean-François Caron

17 juin 2020 : pour la seconde fois en 10 ans, le Canada se voyait refuser un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Quelle rebuffade pour un pays jadis reconnu comme le gendarme honnête et désintéressé de l’ordre international et qui fut à l’origine d’une des plus belles initiatives globales du 20ème siècle, à savoir les Casques bleus ! Une gifle infligée par la communauté internationale qui était par ailleurs historique puisqu’elle marquait la première fois qu’un pays échouait de manière consécutive à se faire élire à ce club sélect après y avoir siégé à 6 reprises depuis sa création en 1945. Non, contrairement à ce qu’avait promis Justin Trudeau en 2015, le Canada n’était pas de retour comme acteur de premier plan dans le monde des relations internationales, mais continuait plutôt à s’enfoncer dans son isolement global. La question à laquelle il importe aujourd’hui de répondre consiste à savoir pourquoi le monde ne semble plus avoir besoin du Canada.

Évidemment, des considérations stratégiques contribuent à expliquer ces échecs. Lors de nos deux tentatives infructueuses de 2010 et de 2020, force est d’admettre que la stratégie canadienne fut pour le moins bancale. Alors que les concurrents du Canada avaient planifié leur candidature de longue date en ne négligeant aucun détail, Ottawa a plutôt fait le choix d’une campagne de dernière minute et en refusant de déployer les moyens nécessaires au succès d’une telle initiative, plus précisément en débloquant des sommes conséquentes afin de (pour utiliser un euphémisme que tout le monde comprendra) « prendre en compte les intérêts particuliers des votants ». En fait, le Canada fait pâle figure à cet égard en ne consacrant que le quart d’un pour cent de son PIB à l’aide internationale, alors qu’un de ses concurrents de 2020—la Norvège—consacre pour sa part un pour cent de son PIB. Malheureusement pour le Canada, à ce jeu, des sourires et des poignées de main ne suffisent pas à aller chercher des votes auprès des pays du bloc africain—un ensemble régional représentant 54 votes—qui demeurent les plus grands bénéficiaires de l’aide internationale.

Ni Justin Trudeau ni ses ministres des Affaires étrangères n’y ont effectué de visite officielle entre 2015 et 2019 : un manque d’intérêt qui s’était déjà traduit auparavant sous les administrations Martin et Harper qui avaient même fermé les ambassades en Guinée et au Gabon.

Outre cette dynamique budgétaire qui a contribué à mettre du plomb dans l’aile à la candidature canadienne, il est également clair que le manque d’intérêt pour l’Afrique s’est également manifesté autrement. Par exemple, ni Justin Trudeau ni ses ministres des Affaires étrangères n’y ont effectué de visite officielle entre 2015 et 2019 : un manque d’intérêt qui s’était déjà traduit auparavant sous les administrations Martin et Harper qui avaient même fermé les ambassades en Guinée et au Gabon. L’inclusion du Canada dans un groupe de pays réunissant également les états européens est également un facteur qui nuit à la capacité du pays de se faire élire sur le Conseil de sécurité, dans la mesure où les seconds ont tendance à faire front commun avec les candidatures qui proviennent du vieux continent. 

Je suis toutefois d’avis que ces raisons sont l’arbre qui cache une vaste forêt, à savoir celle de l’effacement du Canada à l’échelle internationale en raison du déclin irréversible de l’ordre libéral de l’après-Guerre froide auquel ont adhéré les différents gouvernements allant de Jean Chrétien à Justin Trudeau. De 1991 à aujourd’hui, le Canada a en effet joué un rôle éminemment actif de promoteur de certaines valeurs associées au libéralisme. Si à l’époque de Jean Chrétien le centre de gravité était articulé autour du désir de lutter contre les risques de la mort violente pour les civils à travers le monde (qui fut le résultat des génocides ou risques de massacres à grande échelle des années 1990 et qui donna ultimement naissance au concept de la responsabilité de protéger), il s’est déplacé sous l’administration Harper autour de la volonté de lutter contre les régimes oppressifs et liberticides (ce qui fut largement la conséquence des croyances du Premier ministre conservateur) avant de se refocaliser à partir de 2015 autour de l’idéal de l’émancipation des personnes et de la promotion de leur identité (une croyance typiquement associée au Parti libéral et à son chef qui voit dans le Canada un exemple de pays post-national devant servir de modèle au reste du monde).

Si la fin de la Guerre froide a été en mesure de générer une dynamique globale qui a su intégrer dans sa logique des États au passé illibéral, cela n’est plus le cas aujourd’hui.

Or, si la fin de la Guerre froide a été en mesure de générer une dynamique globale qui a su intégrer dans sa logique des États au passé illibéral, cela n’est plus le cas aujourd’hui. Au contraire, cette dynamique a changé au cours des dix ou quinze dernières années à tel point qu’un fossé s’est créé entre deux mondes, un peu à l’instar de l’après-Seconde guerre mondiale où un rideau de fer s’était dressé « de Stettin sur la Baltique à Trieste sur l’Adriatique ».

Ce changement de paradigme a eu des conséquences désastreuses sur le Canada en tant qu’acteur international. En effet, en étant l’un des plus ardents défenseurs des principes sous-jacents à l’ordre mondial post-1991, le Canada est devenu l’un des fers de lance d’un bloc idéologique qui est aujourd’hui en forte opposition avec des puissances en émergence ou revanchistes, plus particulièrement la Russie et la Chine, qui n’ont désormais aucune hésitation à tenir tête à Ottawa en posant des gestes de provocation à son égard comme jamais auparavant. Dans ce nouvel ordre international en émergence, les actions éminemment proactives des deux dernières administrations fédérales contre les régimes autoritaires et ceux en faveur des droits des différentes minorités ont amené les états illibéraux visés par celles-ci à voir dans le Canada un acteur néo-colonialiste aux tendances moralisatrices. Avec l’éclatement du paradigme de la convergence libérale et la montée en puissance du Sud—un bloc qui sera économiquement aussi puissant (sinon plus) que le bloc occidental—les silences de jadis disparaissent et font place à une défiance davantage affirmée dont le Canada est aujourd’hui victime.  L’échec pour obtenir un siège au sein du Conseil de sécurité constitue à cet égard un exemple concret des conséquences des choix faits par le Canada.

La stratégie mise en place depuis 1991 a donc ultimement mené le Canada à heurter les valeurs et intérêts des autres pays avec le prix que l’on connaît aujourd’hui. Si les conséquences de cette friction causée par la défense de positions dogmatiques peuvent être amoindries par le « hard power », cela dépend en retour d’une puissance coercitive réelle, ce que le Canada n’a évidemment pas à sa disposition. Or, une absence de « soft power » doublée d’un « hard power » inexistant fait en sorte qu’un État est inévitablement voué à se marginaliser et à avoir une insignifiance et une impuissance globales. C’est aujourd’hui clairement le cas avec le Canada qui ne possède plus les moyens de ses ambitions associées à la mission civilisatrice qu’il s’est lui-même fixée.

Une absence de « soft power » doublée d’un « hard power » inexistant fait en sorte qu’un État est inévitablement voué à se marginaliser et à avoir une insignifiance et une impuissance globales. C’est aujourd’hui clairement le cas avec le Canada qui ne possède plus les moyens de ses ambitions associées à la mission civilisatrice qu’il s’est lui-même fixée.

En somme, les choix effectués au cours des trente dernières années ont fait en sorte de placer le Canada dans une situation qui n’offre pas de sorties honorables. Les perspectives qui s’offrent à lui sont malheureusement manichéens : soit perdurer dans la voie tracée depuis la fin de la Guerre froide, avec comme conséquence le maintien et l’accroissement de sa marginalisation; ou une rupture avec celle-ci avec pour risque de nier les valeurs et principes qui nous définissent et qui ont été au cœur du positionnement canadien à l’échelle internationale. À une époque de réouverture de l’Histoire, qui s’est temporairement arrêtée en 1991, voilà les défis qui attendent les décideurs politique de demain à qui l’on ne peut souhaiter que beaucoup de courage et de résilience, puisque la tâche qui les attend est dantesque. Une chose est toutefois certaine : les orientations actuelles du Canada en matière de politique étrangère mènent clairement le pays dans un cul-de-sac et aucun parti fédéral ne semble avoir pris acte de la nouvelle dynamique globale qui se déploie sous nos yeux. Ce manque de perspective est pour le moins inquiétant de la part de ceux et celles qui nous dirigent.

Jean-François Caron (@jfrcaron) est Professeur de science politique à l’Université Nazarbayev (Kazakhstan) et Senior Fellow à l’Institut pour la Paix et la Diplomatie.

Panel 4: Pathways to Manage Non-Proliferation in the Middle East (4:30 PM - 5:45 PM ET)

The Western powers have failed to effectively manage the increasing threat of proliferation in the Middle East. While the international community is concerned with Iran’s nuclear program, Saudi Arabia has moved forward with developing its own nuclear program, and independent studies show that Israel has longed possessed dozens of nuclear warheads. The former is a member of the treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons (NPT), while the latter has refused to sign the international agreement. 

On Middle East policy, the Biden campaign had staunchly criticized the Trump administration’s unilateral withdrawal from the Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), more commonly known as the Iran Nuclear Deal and it has begun re-engaging Iran on the nuclear dossier since assuming office in January 2021. However, serious obstacles remain for responsible actors in expanding non-proliferation efforts toward a nuclear-free zone in the Middle East. 

This panel will discuss how Western powers and multilateral institutions, such as the IAEA, can play a more effective role in managing non-proliferation efforts in the Middle East.  

Panelists:

Peggy Mason: Canada’s former Ambassador to the UN for Disarmament

Mark Fitzpatrick: Associate Fellow & Former Executive Director, International Institute for Strategic Studies (IISS)

Ali Vaez: Iran Project Director, International Crisis Group

Negar Mortazavi: Journalist and Political Analyst, Host of Iran Podcast

David Albright: Founder and President of the Institute for Science and International Security

 

Closing (5:45 PM – 6:00 PM ET)

Panel 3: Trade and Business Diplomacy in the Middle East (3:00 PM - 4:15 PM ET)

What is the current economic landscape in the Middle East? While global foreign direct investment is expected to fall drastically in the post-COVID era, the World Bank reported a 5% contraction in the economic output of the Middle East and North African (MENA) countries in 2020 due to the pandemic. While oil prices are expected to rebound with normalization in demand, political instability, regional and geopolitical tensions, domestic corruption, and a volatile regulatory and legal environment all threaten economic recovery in the Middle East. What is the prospect for economic growth and development in the region post-pandemic, and how could MENA nations promote sustainable growth and regional trade moving forward?

At the same time, Middle Eastern diaspora communities have become financially successful and can help promote trade between North America and the region. In this respect, the diaspora can become vital intermediaries for advancing U.S. and Canada’s business interests abroad. Promoting business diplomacy can both benefit the MENA region and be an effective and positive way to advance engagement and achieve foreign policy goals of the North Atlantic.

This panel will investigate the trade and investment opportunities in the Middle East, discuss how facilitating economic engagement with the region can benefit Canadian and American national interests, and explore relevant policy prescriptions.

Panelists:

Hon. Sergio Marchi: Canada’s Former Minister of International Trade

Scott Jolliffe: Chairperson, Canada Arab Business Council

Esfandyar Batmanghelidj: Founder and Publisher of Bourse & Bazaar

Nizar Ghanem: Director of Research and Co-founder at Triangle

Nicki Siamaki: Researcher at Control Risks

Panel 2: Arms Race and Terrorism in the Middle East (12:00 PM - 1:15 PM ET)

The Middle East continues to grapple with violence and instability, particularly in Yemen, Syria and Iraq. Fueled by government incompetence and foreign interventions, terrorist insurgencies have imposed severe humanitarian and economic costs on the region. Meanwhile, regional actors have engaged in an unprecedented pursuit of arms accumulation. Saudi Arabia and the United Arab Emirates have imported billions of both Western and Russian-made weapons and funded militant groups across the region, intending to contain their regional adversaries, particularly Iran. Tehran has also provided sophisticated weaponry to various militia groups across the region to strengthen its geopolitical position against Saudi Arabia, UAE, and Israel. 

On the other hand, with international terrorist networks and intense regional rivalry in the Middle East, it is impractical to discuss peace and security without addressing terrorism and the arms race in the region. This panel will primarily discuss the implications of the ongoing arms race in the region and the role of Western powers and multilateral organizations in facilitating trust-building security arrangements among regional stakeholders to limit the proliferation of arms across the Middle East.

 

Panelists:

Luciano Zaccara: Assistant Professor, Qatar University

Dania Thafer: Executive Director, Gulf International Forum

Kayhan Barzegar: Professor and Chair of the Department of Political Science and International Relations at the Science and Research Branch of Azad University

Barbara Slavin: Director of Iran Initiative, Atlantic Council

Sanam Shantyaei: Senior Journalist at France24 & host of Middle East Matters

Panel 1: Future of Diplomacy and Engagement in the Middle East (10:30 AM-11:45 AM ET)

The emerging regional order in West Asia will have wide-ranging implications for global security. The Biden administration has begun re-engaging Iran on the nuclear dossier, an initiative staunchly opposed by Israel, while also taking a harder line on Saudi Arabia’s intervention in Yemen. Meanwhile, key regional actors, including Qatar, Iraq, and Oman, have engaged in backchannel efforts to bring Iran and Saudi Arabia to the negotiating table. From a broader geopolitical perspective, with the need to secure its energy imports, China is also expected to increase its footprint in the region and influence the mentioned challenges. 

In this evolving landscape, Western powers will be compelled to redefine their strategic priorities and adjust their policies with the new realities in the region. In this panel, we will discuss how the West, including the United States and its allies, can utilize multilateral diplomacy with its adversaries to prevent military escalation in the region. Most importantly, the panel will discuss if a multilateral security dialogue in the Persian Gulf region, proposed by some regional actors, can help reduce tensions among regional foes and produce sustainable peace and development for the region. 

Panelists:

Abdullah Baabood: Academic Researcher and Former Director of the Centre for Gulf Studies, Qatar University

Trita Parsi: Executive Vice-President, Quincy Institute for Responsible Statecraft

Ebtesam Al-Ketbi: President, Emirates Policy Centre​

Jon Allen: Canada’s Former Ambassador to Israel

Elizabeth Hagedorn: Washington correspondent for Al-Monitor

Panel 4: Humanitarian Diplomacy: An Underused Foreign Policy Tool in the Middle East (4:30 PM - 5:30 PM ET)

Military interventions, political and economic instabilities, and civil unrest in the Middle East have led to a global refugee crisis with an increasing wave of refugees and asylum seekers to Europe and Canada. Moreover, the COVID-19 pandemic has, in myriad ways, exacerbated and contributed to the ongoing security threats and destabilization of the region.

While these challenges pose serious risks to Canadian security, Ottawa will also have the opportunity to limit such risks and prevent a spillover effect vis-à-vis effective humanitarian initiatives in the region. In this panel, we will primarily investigate Canada’s Middle East Strategy’s degree of success in providing humanitarian aid to the region. Secondly, the panel will discuss what programs and initiatives Canada can introduce to further build on the renewed strategy. and more specifically, how Canada can utilize its policy instruments to more effectively deal with the increasing influx of refugees from the Middle East. 

 

Panelists:

Erica Di Ruggiero: Director of Centre for Global Health, University of Toronto

Reyhana Patel: Head of Communications & Government Relations, Islamic Relief Canada

Amir Barmaki: Former Head of UN OCHA in Iran

Catherine Gribbin: Senior Legal Advisor for International and Humanitarian Law, Canadian Red Cross

Panel 3: A Review of Canada’s Middle East Engagement and Defense Strategy (3:00 PM - 4:15 PM ET)

In 2016, Canada launched an ambitious five-year “Middle East Engagement Strategy” (2016-2021), committing to investing CA$3.5 billion over five years to help establish the necessary conditions for security and stability, alleviate human suffering and enable stabilization programs in the region. In the latest development, during the meeting of the Global Coalition against ISIS, Minister of Foreign Affairs Marc Garneau announced more than $43.6 million in Peace and Stabilization Operations Program funding for 11 projects in Syria and Iraq.

With Canada’s Middle East Engagement Strategy expiring this year, it is time to examine and evaluate this massive investment in the Middle East region in the past five years. More importantly, the panel will discuss a principled and strategic roadmap for the future of Canada’s short-term and long-term engagement in the Middle East.

Panelists:

Ferry de Kerckhove: Canada’s Former Ambassador to Egypt

Dennis Horak: Canada’s Former Ambassador to Saudi Arabia

Chris Kilford: Former Canadian Defence Attaché in Turkey, member of the national board of the Canadian International Council (CIC)

David Dewitt: University Professor Emeritus, York University

Panel 2: The Great Power Competition in the Middle East (12:00 PM - 1:15 PM ET)

While the United States continues to pull back from certain regional conflicts, reflected by the Biden administration’s decision to halt American backing for Saudi Arabia’s intervention in Yemen and the expected withdrawal from Afghanistan, US troops continue to be stationed across the region. Meanwhile, Russia and China have significantly maintained and even expanded their regional activities. On one hand, the Kremlin has maintained its military presence in Syria, and on the other hand, China has signed an unprecedented 25-year strategic agreement with Iran.

As the global power structure continues to shift, it is essential to analyze the future of the US regional presence under the Biden administration, explore the emerging global rivalry with Russia and China, and at last, investigate the implications of such competition for peace and security in the Middle East.

Panelists:

Dmitri Trenin: Director of Carnegie Moscow Center

Joost R. Hiltermann: Director of MENA Programme, International Crisis Group

Roxane Farmanfarmaian: Affiliated Lecturer in International Relations of the Middle East and North Africa, University of Cambridge

Andrew A. Michta: Dean of the College of International and Security Studies at Marshall Center

Kelley Vlahos: Senior Advisor, Quincy Institute

Panel 1: A New Middle East Security Architecture in the Making (10:30 AM -11:45 AM ET)

The security architecture of the Middle East has undergone rapid transformations in an exceptionally short period. Notable developments include the United States gradual withdrawal from the region, rapprochement between Israel and some GCC states through the Abraham Accords and the rise of Chinese and Russian regional engagement.

With these new trends in the Middle East, it is timely to investigate the security implications of the Biden administration’s Middle East policy. In this respect, we will discuss the Biden team’s new approach vis-à-vis Iran, Yemen, Saudi Arabia, and Israel. The panel will also discuss the role of other major powers, including China and Russia in shaping this new security environment in the region, and how the Biden administration will respond to these powers’ increasing regional presence.

 

Panelists:

Sanam Vakil: Deputy Director of MENA Programme at Chatham House

Denise Natali: Acting Director, Institute for National Strategic Studies & Director of the Center for Strategic Research, National Defense University

Hassan Ahmadian: Professor of the Middle East and North Africa Studies, University of Tehran

Abdulaziz Sagar: Chairman, Gulf Research Center

Andrew Parasiliti: President, Al-Monitor